Philippe Noguès co-signe un amendement contre les déserts médicaux

Dans le cadre du débat sur le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2013 à l’Assemblée nationale, j’ai déposé avec onze autre députés socialistes – majoritairement bretons – un amendement porté par Gwenegan Bui (député du Finistère) contre les déserts médicaux. Celui-ci propose d’obliger les médecins à s’y installer pendant leurs deux premières années de carrière.

Alors que de nombreux maires peinent à remplacer les départs en retraite des médecins généralistes, les médecins bénéficient d’une totale liberté d’installation, contrairement aux pharmaciens et aux infirmiers. Or, les mesures incitatives ont échoué à régler durablement la question de la désertification médicale. L’article 40 du projet de loi initial propose d’inciter les jeunes médecins à reprendre les cabinets de praticiens partant à la retraite dans des zones mal dotées médicalement, en leur garantissant un revenu minimum versé par l’Assurance maladie pendant deux ans.

La France ne manque pas de médecins, mais ceux-ci sont inégalement répartis sur le territoire. Même les régions réputées attractives, comme la Bretagne, sont touchées. La densité de l’offre médicale est corrélée à la richesse des habitants : les disparités économiques entre les régions se doublent donc d’une inégalité dans l’accès aux soins. Selon une étude CSA pour la Mutualité française, 20% des Français renoncent « plus souvent qu’avant » aux soins pour des raisons financières et géographiques.

Devant l’urgence sanitaire, nous devons endiguer la désertification médicale au plus vite, sans attendre que des drames humains ne nous y obligent. L’Etat ne doit négliger aucun territoire et se doit de veiller à l’égalité de tous les citoyens devant l’accès aux soins.

On n’échappera pas à un réel débat sur cette question, et nous ne devons écarter aucune piste.

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