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Sep 11

A nous écarter de nos engagements, nous nous dispersons. A les oublier, nous nous perdrons !

Suouest franceite au remaniement ministériel, Manuel Valls va une nouvelle fois prononcer, le 16 septembre prochain, un discours de politique générale dans l’hémicycle  et solliciter la confiance pour son gouvernement. C’est un moment fort de la vie politique. Loin des calculs politiciens et en toute responsabilité, vous connaissez mon désaccord avec la ligne économique du gouvernement actuel. Je respecterai évidemment mes convictions, celles là mêmes pour lesquelles j’ai fait campagne auprès de vous en 2012.

La presse régionale s’est emparée de ce sujet, je vous laisse donc découvrir un entretien que j’ai eu cette semaine avec Ouest France ainsi qu’une note politique du Télégramme parue ce jour.

Vous pourrez également trouver ci-dessous le lien de l’émission “Le grand référendum” à laquelle j’ai participé sur Sud radio.

 

« Je me sens loyal vis-à-vis des électeurs »

Ouest- France du 10/09/14

Rentrée parlementaire. Mardi, Philippe Noguès s’abstiendra de voter la confiance au gouvernement, dont il désapprouve la politique économique.

Vous êtes l’un des députés « frondeurs » qui s’est abstenu, en avril, de voter sa confiance au gouvernement Valls. Allez-vous récidiver mardi prochain ?
C’est ce que j’ai prévu de faire. Nous avons vu Manuel Valls hier matin, il a clairement annoncé qu’il n’infléchirait pas sa politique. Je suis en désaccord profond avec ses choix économiques. Ce qui ne m’a pas empêché d’être très présent, dans ma circonscription comme à l’Assemblée. J’ai quatre rapports parlementaires et un projet de loi à mon actif.

Quels sont vos principaux points d’achoppement avec la politique gouvernementale ?

La ligne économique n’est pas la bonne. Je suis en désaccord avec le pacte de responsabilité. Les aides du gouvernement vont à toutes les entreprises, celles du CAC 40 comme les TPE, ce qui génère un effet d’aubaine pour des entreprises qui n’en ont pas besoin, comme la grande distribution. Tous les jours, les petits patrons que je reçois me donnent raison. On n’a même pas essayé de faire une politique de gauche ! Il faut d’urgence rééquilibrer la politique économique, relancer la consommation, épargner les petites retraites, se lancer dans une vraie réforme fiscale. Sous peine d’aller droit au mur.

Comment vivez-vous votre position de frondeur, membre de votre parti mais en désaccord avec lui ?

Le Parti socialiste de 2012, c’est nous ! Je me sens loyal vis-à-vis de mes convictions et des électeurs. Quand seulement 13 % des Français soutiennent le président de la République, cela signifie que même dans son propre camp, il a beaucoup déçu. Nous avons créé un collectif au sein du Parti socialiste, « Vive la Gauche », que nous souhaitons ouvrir à tous les sympathisants et militants, ainsi qu’aux autres forces de gauche. Nous nous réunissons toutes les semaines à l’Assemblée. Des groupes se mettent en place dans les départements et sur les réseaux sociaux. Nous espérons toujours peser de l’intérieur…

Recueilli par Julie SCHITTLY.

 

 

Députés. Une rentrée sous tension. Noguès : « Je ne voterai pas la confiance »

Le Télégramme 10/09/14

 

À l’autre bout du prisme politique du PS, le député morbihannais Philippe Noguès revendique l’étiquette de frondeur. « Je n’ai pas voté la confiance au premier gouvernement Valls et je ne la voterai pas non plus mardi prochain. Je sais que nous ne sommes pas très nombreux sur cette ligne-là (onze députés PS n’avaient pas voté la confiance à Manuel Valls lors de sa nomination) mais je défends le programme sur lequel nous avons été élus en 2012. On nous accuse de ne pas être du côté des entreprises mais moi qui ai été dans le privé pendant trente ans, je sais faire la différence entre des entreprises qui en ont besoin et d’autres qui vont profiter de l’aubaine du pacte de responsabilité, comme la grande distribution qui n’a besoin d’aucune aide. J’ai une divergence profonde avec la ligne de Manuel Valls et sa politique qui n’est pas socio-libérale mais libérale avec un peu de social. Je côtoie régulièrement des petits patrons. Eux, ce n’est pas une politique de l’offre qu’ils veulent, c’est une politique de la demande. » Et quand on l’interroge sur le périmètre du groupe des frondeurs, il reconnaît : « Nous sommes 35-40 et pas 90 comme on le dit parfois dans les médias ».

 

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