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Mai 02

1er mai 2014: “Aller à l’Idéal et comprendre le réel”…je ne serai pas un député godillot !

!cid_2A0C5D80-3B28-4EFD-855F-EFA5052D1390@homeDiscours du 1er mai – Repas républicain

Bienvenue à tous, ici à Inzinzac-Lochrist ! Je suis ravi de vous accueillir ce soir. Ça n’a pas été facile ! Nous avons eu quelques bâtons dans les roues, mais nous sommes là ! Vous êtes là ! Et je vous en remercie ….

Pour la 1ère fois, depuis plus de 40 ans, la fête de la Rose a été annulée ! Je le regrette !!! Je crois que c’est une erreur profonde de la part de la Fédération qui nous explique qu’elle organise au même moment une visite d’Isabelle Thomas, tête de liste pour les Européennes dans quelques bars de la côte…..alors même que lundi dernier, soit 3 jours avant cet « évènement » aucun militant n’en avait été prévenu et donc encore moins l’ensemble des citoyens concernés. Ca sent un peu l’improvisation dans l’urgence !

La fête de la Rose a été annulée  le samedi précèdent (10 jours avant le 1er mai).  Les positions politiques que j’ai été amené à prendre au cours de ces dernières semaines auront donc  servi de prétexte pour, je cite, « éviter un affichage public de nos divisions »….et en profiter sans doute aussi pour commencer à chercher un point de chute où l’esprit rebelle serait moins gênant !

Comme si, nier des désaccords évidents au sein du groupe majoritaire à l’Assemblée Nationale, mais aussi au sein du parti, sur les orientations économiques du gouvernement pouvait être une solution ou une stratégie…Surement pas, en tous cas, pour retrouver la confiance des Français ! !cid_903F2253-4B93-4CE5-9B50-CCC1AE2F1AF6@home

Ma démarche, et celle de mes collègues députés, est empreinte de responsabilité, de loyauté envers nos électeurs, envers les idées que nous avons défendues en 2012. Nous sommes déterminés à montrer qu’une autre voie est possible. Mais je vais y revenir !

La Fédération a bien sûr évoqué d’autres raisons, plus fallacieuses les unes que les autres, pour justifier cette annulation mais  je ne perdrai pas de temps à y revenir ce soir !

D’autant plus que je reste persuadé que  cette annulation sera, au final, un mal pour un bien ! Elle nous aura permis de sortir d’une réunion socialo-socialiste, pour devenir celle de la gauche dans sa diversité, celle de gens de gauche de bonne volonté et prêts à discuter, à débattre, voire travailler ensemble !

Alors permettez-moi, pour commencer, un petit retour en arrière

Les 23 et 30 avril derniers, le socialisme municipal s’est effondré en France dans des proportions qu’on peine encore à mesurer.  L’attention s’est portée sur les fameuses «155 villes » de plus de 9 000 habitants tombées dans l’escarcelle de la droite, avec les conséquences en chaîne sur la direction des grandes communautés urbaines du pays.

Mais la grande bascule a aussi emporté des dizaines de sous-préfectures rurales, de chefs-lieux de cantons, de petites communes, gouvernées depuis des décennies par des élus socialistes implantés et souvent appréciés.

Dans les jours qui ont suivi, et encore aujourd’hui, partout, dans ces mêmes départements, on cherche dans les « assemblées de sections » et autres « conseils fédéraux » du Parti socialiste ce qui a bien pu clocher. On pointe les erreurs de campagne ou de casting, on réactive quelques querelles anciennes, on s’échine à se faire encore un peu plus mal avec les inévitables « je l’avais bien dit » et « si on m’avait écouté ». Et, bien sûr, si on cherche, on trouve car il y a sans doute, il y a forcément aussi quelques causes locales dans cet effondrement….

Mais soyons objectifs, quand la vague emporte indistinctement ou presque les jeunes et les vieux, les cumulards et les nouveaux, ceux qui en ont trop fait et ceux qui s’étaient assoupis, ceux qui se sont divisés et ceux qui se sont rassemblés, on ne peut sérieusement souscrire à ces explications locales. Pour le dire trivialement, quand cent cinquante-cinq maires dont le seul point commun indiscutable est d’appartenir au même parti perdent le même soir, il n’y a pas cent cinquante-cinq responsables, il n’y en a qu’un !

La « nationalisation » du scrutin et sa transformation en référendum anti-présidentiel et anti-gouvernemental a mis longtemps à se dévoiler. Les responsables socialistes, à l’image de la plupart des sondeurs et commentateurs, se sont bercés pendant des semaines dans l’illusion que s’opérait bel et bien sur le terrain le « découplage » espéré entre le scrutin local et le contexte national. Pourtant le ressentiment des classes populaires et des classes moyennes à l’égard d’un pouvoir de gauche accusé de s’être éloigné de ses promesses…et d’avoir parfois même détérioré leurs conditions de vie, nous le vivons au quotidien, nous, dans nos permanences et dans nos visites sur le terrain. Mais nos avertissements sont toujours restés vains et les rancœurs et les frustrations accumulées ont trouvé avec les municipales l’occasion de se déverser !

Une question surgit alors naturellement à ce stade : le pouvoir a-t-il au moins tiré quelque leçon de cette défaite ?

Parce que c’est bien de cela dont il s’agit ! Les 2 premières années du quinquennat ont été un peu « un pas en avant, un pas en arrière »…et dans ces conditions, c’est bien toujours l’aspect négatif du bilan qui apparaît en premier…même si tout n’a pas été aussi négatif que certains l’affirment !

Moi je l’estime comme un bilan global  « clair-obscur », l’image me semble assez parlante ! …avec des avancées, mais aussi des reculs ! Et malheureusement les reculs prennent le pas dans l’esprit des citoyens sur les avancées que nous avons pu obtenir. Pourtant nous en avons obtenu, et même sur les lois que tous dans cette salle n’approuvent pas forcément, il y a souvent des aspects intéressants et qui mériteraient d’être débattus sereinement. On a donc 2 premières années de » clair-obscur »…et le résultat c’est qu’on ne voit pas très bien clair justement ! 

Et là, les Européennes se profilent et pourraient être à la fois la deuxième lame de sanction pour le pouvoir et un nouveau mauvais coup porté à l’Europe dans laquelle les citoyens ne voient plus que directives et contraintes. On a vanté ici ou là la promptitude de François Hollande à faire mouvement. Il n’est pas faux que la nomination le lendemain même de la déroute électorale d’un nouveau Premier ministre a au moins démenti la réputation d’indécision que l’on prête au Président. Nul ne peut nier d’ailleurs la rupture stylistique induite par le fait de remplacer Jean-Marc Ayrault par Manuel Valls.

Malheureusement, dès le 31 mars, dans l’allocution présidentielle, le nouveau Premier ministre s’est clairement vu confier la tâche de poursuivre la même politique que son prédécesseur. La référence à la « justice sociale » qui depuis de longs mois avait déserté le discours présidentiel a certes fait son retour. Dans une pirouette rhétorique qui n’est pas sans rappeler des motions de synthèse du Parti socialiste, le « pacte de responsabilité » jusqu’ici voué à la seule compétitivité des entreprises est ainsi devenu un « pacte de responsabilité et de solidarité ».

Mais les cinq milliards « solidaires » annoncés pour améliorer le pouvoir d’achat des ménages sont loin de garantir un rééquilibrage sérieux de la politique gouvernementale.

C’est bien cette orientation, loin des 60 propositions de 2012, qui a convaincu un certain nombre de députés socialistes de la nécessité de réagir ! Parce que nous considérerons ce pacte comme dangereux économiquement, je vais y revenir, et contraire aux engagements pris devant nos électeurs.

Nous ne sommes d’ailleurs pas seuls. De nombreuses voix habilitées s’élèvent, même si ce ne sont pas celles qui sont majoritairement mises en valeur  dans les médias,  pour mettre en garde le gouvernement sur les risques de déflation que fait peser ce plan sur la France (c’est par exemple le Haut Conseil des Finances Publiques dirigé par Didier Migaud (pas un gauchiste) qui alerte sur l’effet des 50 milliards sur la croissance). Et nous avons l’exemple concret du tour de vis budgétaire engagé en 2013 et qui a surtout eu pour résultat de ralentir l’activité et n’a clairement pas eu les résultats escomptés en termes de réduction des déficits.

En accentuant encore cette orientation, sans se donner de marges budgétaires minimales, nous risquons en fait de casser la possibilité de recréer de la croissance et de l’emploi. Et nous n’acceptons donc pas, et c’est bien le cœur du problème, que ce plan destiné à financer les allègements de cotisations patronales, repose pour l’essentiel  sur les classes populaires et les classes moyennes.

Bien sûr, l’obstination du pouvoir à poursuivre dans la même voie, en dépit de la sanction électorale qu’il vient de subir et faire subir aux siens, est saluée par la cohorte habituelle des éditorialistes libéraux qui trouvent naturellement que cette politique est la seule possible puisque c’est, depuis toujours, la leur.

Alors à ce propos, deux ou trois  chiffres parlants !

Le gouvernement présente la réduction de 50 milliards des dépenses publiques au cours des 3 prochaines années comme une nécessité au nom du respect de l’objectif des 3 % de déficit. En réalité, cette baisse des dépenses va principalement financer les allègements de cotisations patronales supplémentaires décidés par le Président de la République. Ce pacte va porter à 30 milliards par an l’ensemble des allègements de prélèvements sur les entreprises, et même 41 milliards en 2017 avec la baisse de l’impôt sur les sociétés et la suppression de la C3S.

En parallèle le chiffrage des 60 propositions de François Hollande ne représentait, lui, que  « 20 milliards d’euros à l’horizon 2017 ». Certes, il manquait dans le programme présidentiel des mesures sur la compétitivité et elles sont nécessaires, mais est-il raisonnable qu’elles soient presque deux fois supérieures au coût des 60 engagements du Président au point de bouleverser complètement l’équilibre de notre programme et de devenir l’alpha et l’oméga de la politique économique du gouvernement ?

Alors, que faire pour combler véritablement le fossé qui se creuse avec le pays, pour extraire le quinquennat de la voie dangereuse dans laquelle il s’est engagé et le remettre sur d’autres rails ?

C’est parce nous nous sommes posés « en responsabilité » ces questions qu’avec plusieurs dizaines de députés nous avons rendu public dans le Journal du dimanche daté du 6 avril un appel baptisé « Les conditions de la confiance » et qu’avec 10 autres collègues nous avons récidivé dix jours plus tard en adressant officiellement au Premier ministre des contre-propositions budgétaires et fiscales.

Sur le fond, ces propositions ne sont d’ailleurs pas marquées du sceau du gauchisme le plus débridé. Elles ne contestent ni la nécessité d’une réduction des déficits et des dépenses publiques, ni l’opportunité d’une politique de soutien à l’investissement productif des entreprises. Elles décrivent simplement les inflexions qu’il conviendrait d’apporter pour rééquilibrer la politique actuelle et la rendre plus conforme tant aux valeurs de la gauche qu’aux attentes de sa base sociale. Elles insistent aussi sur la nécessité d’une approche européenne plus offensive, à travers laquelle la France ne se contenterait plus de tendre piteusement sa petite copie libérale aux censeurs de la commission européenne pour quémander des « délais » mais se comporterait comme un grand pays fondateur de l’Union discutant sérieusement avec l’Allemagne de la réorientation nécessaire de l’ensemble de la politique économique européenne.

En ces temps de disette budgétaire, nous proposons que la politique d’aides aux entreprises, au lieu de céder aux revendications purement idéologiques du patronat et de se terminer par des distributions accrues de dividendes, soit réservée à celles qui en ont vraiment besoin et créent effectivement des emplois. Comment peut-on justifier la baisse des charges sociales pour les géants de la grande distribution, les banques et assurances, les entreprises de services financiers… qui ne contribuent pour rien à la balance commerciale !  L’effort aurai du porter, comme le préconisait le rapport Gallois, sur les entreprises exportatrices, présentes dans la compétition internationales, les industries, les secteurs de pointe, l’innovation, la recherche, l’énergie, et plus généralement sur les PME/PMI.

  Nous proposons que les marges de manœuvre dégagées par ce reformatage raisonnable de la politique de l’offre alimentent en retour une réelle politique de soutien au pouvoir d’achat des couches populaires et moyennes, et relance ainsi la consommation.          

Cette démarche de quelques députés, il faut le dire, est assez inédite sous la Cinquième république où il est généralement entendu, que le groupe majoritaire constitue une armée silencieuse et solidaire chargée de voter la politique présidentielle. Notre action a de ce fait déclenché les menaces de sanction ou les chantages à la dissolution de ceux qui ne veulent pas sortir de cette logique institutionnelle.    

Alors il faut dire un mot sur ce terrain institutionnel : si l’élection présidentielle lui donne sa légitimité démocratique dans le régime de la Cinquième République, le Président n’en est pas moins élu sur une offre politique et un programme qui fondent son « contrat initial » avec le pays. Une modification ultérieure du contrat – dans le cas présent, disons une « déviation » par rapport au discours du Bourget – est bien sûr possible pour s’adapter aux circonstances mais, et particulièrement quand il s’agit des choix budgétaires qui sont la raison d’être même du Parlement, elle ne peut résulter du « fait accompli » et suppose un minimum de consentement du pays et de la majorité parlementaire.

Pour le dire autrement, peut-être parce que nous avons en mémoire ce qu’a pu coûter à notre camp en 1993 et même en 2002 la résignation disciplinée de nos prédécesseurs, nous sommes un certain nombre de députés qui refusons de nous accommoder à l’idée que nous serions définitivement condamnés à vivre nos vies de députés majoritaires dans une sorte de monarchie républicaine qui nous oblige à épouser en silence et à valider ce qu’à tort ou à raison nous-mêmes et les électeurs que nous représentons à Paris pensons être des erreurs d’appréciation du Prince.

Vous l’avez compris, je n’approuve pas les mesures qui viennent d’être prises…et je ne suis pas le seul. Nous avons été quelques-uns à nous exprimer et il faut le dire, sans prétention aucune, notre action a permis de faire évoluer positivement les choses, notamment sur l’aspect social. Je reconnais d’ailleurs que le gouvernement, et notamment le Premier Ministre, Manuel Valls, a su faire des gestes importants, sur les retraites, les minimas sociaux, le plan pauvreté. Ce n’est pas rien et nous l’avons apprécié, même si nous ne pouvions approuver ce pacte pour toutes les raisons macroéconomique que j’ai évoqué. Parce que nous pensons que non seulement il ne permettra pas, en l’état, d’atteindre ses objectifs de réduction des déficits et de création d’emplois, mais qu’au contraire il risque, au final, d’aggraver la situation. Nous allons donc continuer à tenter de convaincre en interne. Et notamment lors des lois de finances qui seront encore des moments cruciaux de débats.

Nous avons été 41 à dire, malgré les pressions, qu’une autre voie était possible. Différente de celle du social libéralisme condamné par les Français lors des dernières élections, et différente aussi des postures d’un Mélenchon qui nie trop souvent  la réalité du monde. Une autre voie que nous voulons continuer à bâtir avec tous ceux qui veulent un monde meilleur et durable….et qui, tout en acceptant justement la réalité du monde, refusent de se résigner à abandonner leurs valeurs et leurs convictions.

Je veux porter la phrase de Jaurès « Le courage, c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel. »

Même si le chemin est difficile, et qu’il faut parfois se faire violence, je veux le redire ici ce soir, je ne serai pas un député godillot !

 Philippe Noguès

 

 

 

 

(5 commentaires)

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  1. Philippe

    Bonjour Philippe,

    Je reconnais là ton courage malheureusement le deuxième effet “Kiss cool” va se faire ressentir et de manière ô combien plus symbolique aux élections européennes.
    Je suis intimement persuadé que le FN mènera la danse devant l’UMP et cela est absolument terrible.

    Tiens bon!

    amicalement

    Philippe

  2. Gallipas

    Merci Philippe,
    ne lâche pas le morceau, le gouvernement a besoin de se faire secouer les puces et revenir aux engagements pour lesquels il a été élu :
    réforme et justice fiscale,
    lutte contre les exilés et fraudeurs fiscaux,
    remise à leur place des financiers,
    etc.
    Se limiter à la diminution du coût du travail sans contreparties d’une part et sans combattre le coût du capital d’autre part est inacceptable.
    Il faut remplacer la notion d’employeur (merci patron de me donner du travail ;-((( ) par la notion d’entrepreneur qui respecte le travail et n’exploite pas les ouvriers et employés aux seules fins de profits à croissance exponentielle. Le 10 mai, c’est la journée des “mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions”, alors pas de retour en arrière.
    On est avec toi.
    Amitiés.
    Pascal

  3. anne jordan

    encore un petit effort , camarade !
    rejoins la varie gauche , ou mieux encore , aide notre petite ( toute petite ) liste :
    DEMOCRATIE REELLE à obtenir un peu d’audience auprès des médias .
    Dans les ” débats ” organisés par la presse du grand Ouest , nous n’avons pas même 5 minutes pour nous exprimer .
    En attendant , bravo de refuser d’être un godillot !

  4. anne jordan

    bravo pour cette résistance à l’esprit godillot !
    mais … j’aimerais vous encourager à aller encore un peu plus loin !
    rejoindre la vraie gauche ?
    aider les petites ( toutes petites ) listes à se faire entendre ?
    Je fais partie de DEMOCRATIE REELLE ouest , nous sommes 18 candidats ( parité respectée ) qui avons été TIRES AU SORT ; les médias locaux , à part Radio Bro Gwened , de Pontivy , nous ferment portes et journaux ;
    Pourtant , notre ” utopie ” ne menace en rien le fonctionnement républicain des institutions , au contraire , il revient aux fondamentaux :
    Montesquieu :” Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser . “

  5. Karen

    Bravo Philippe Noguès pour votre détermination. Continuez ainsi. Le pouvoir est de plus en plus inféodé à la Finance et aux “hautes sphères” du Capital. Il ne tient pas compte des difficultés croissantes de la vie quotidienne pour de plus en plus de gens. Il reste sourd au mécontentement de ses électeurs. Cela ne peut pas continuer ainsi. Plus dure sera la chute ! Hélas pour nous tous ! Comptez sur notre soutien tant que vous résisterez et agirez pour qu’on retrouve les vraies valeurs de la gauche.

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