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Mai 09

9 mai, journée de l’Europe

Nous fêtons aujourd’hui, comme chaque année le 9 mai, la journée de l’Europe.

Mais à un an des élections européennes de 2014, quelle Europe avons-nous envie de fêter ? La crise économique frappe en effet plus ou moins durement tous les Etats européens, dont certains comme la Grèce, le Portugal, l’Irlande et récemment Chypre se voient imposer une politique d’austérité dont les conséquences sociales sont dramatiques. Pire, les plans d’austérité semblent aggraver la récession, appelant donc d’autres plans d’austérité qui nourrissent un cercle vicieux dépressif.

Pourtant, rien ne condamne l’Europe à la récession ou à la stagnation. C’est pourquoi nous devrons faire en sorte que les élections européennes de 2014 ne soient pas celles de l’abstention et de la montée des populismes, mais celles du changement de doctrine politique. Car pour les conservateurs-libéraux, qui dirigent aujourd’hui la majorité des pays et instances de l’Union, le retour à la croissance ne pourrait venir que de l’austérité et du rétrécissement de l’Etat-providence.

Les eurodéputés socialistes et le gouvernement ont donc raison de plaider pour que ces pays jouent un rôle de locomotive économique et non plus de prédicateurs de l’austérité, en relançant leur consommation intérieure et leurs investissements. Même si Angela Merkel n’y est pas favorable, les syndicats allemands et le SPD y travaillent. Ils ont ainsi obtenu 6,5% d’augmentation de salaires en 2012, et l’instauration d’un SMIC en 2014, après les élections (!), apparait aujourd’hui vraisemblable.

Malgré cette situation économique difficile et  les divergences entre les Etats sur la politique à conduire, l’Europe c’est aussi de belles avancées, souvent trop peu médiatisées. Saviez-vous par exemple que, depuis avril 2013, grâce à une directive adoptée par le Parlement Européen, soutenu au Conseil par le représentant français, les bonus des traders ne pourront plus excéder deux fois leur salaire fixe ? Plus localement et plus concrètement encore, l’Europe s’engage au profit de projets à vocation sociale, par le biais, notamment, du Fond Social Européen (FSE). Je pense au centre de réinsertion de Bréhédigan à Bubry que je visitais la semaine dernière, et qui est, en grande partie, financé par le FSE.

Retrouvez les explications de l’eurodéputée socialiste Pervenche Bérès sur le site de la délégation socialiste au Parlement européen :

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