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Mai 02

Retour en images sur un 1er mai trépidant et riche en émotions !

12- finalAprès avoir commencé ma journée par la traditionnelle manifestation de la fête du travail, je me suis rendu au marché aux fleurs le long des remparts d’Hennebont, où une foule nombreuse a pu agréablement déambuler tout au long de la journée.

Suite à cette rencontre chaleureuse et informelle avec les habitants, direction Inzinzac-Lochrist et la Fête de la Rose où se réunissaient comme tous les ans l’ensemble des socialistes morbihannais. Après un colloque sur le thème de la santé au travail au cours duquel j’ai pu débattre avec  Michel Petitot et Patrice Brisson, acteurs reconnus du domaine, l’après-midi s’est terminée par les traditionnels discours politiques, et par la fameuse andouille chaude, unanimement appréciée !

 

VERBATIM

Chers amis, chers camarades,

Laissez-moi, à mon tour, après Yves, après Jean-Pierre, vous souhaiter à toutes et à tous la bienvenue. Cette édition de la Fête de la Rose est évidemment pour moi un peu particulière ! Je l’ai vécu pour la première fois en 2006, année de mon adhésion, comme militant et un peu organisateur, et au fil des années toujours militant et de plus en plus organisateur. En 2011 j’y ai pris la parole pour la première fois comme secrétaire de section (5 minutes), en 2012, comme secrétaire de section et candidat officiel du PS aux législatives (10 minutes) et cette année, au terme d’une aventure passionnante, exaltante, personnelle mais aussi collective, je m’exprime devant vous, grâce à vous, comme député….et j’aurai donc  droit à un peu plus de temps (rassurez-vous, je le ferai avec modération !)

….Alors, pour le plaisir, souvenons-nous, l’année dernière nous étions, comme tous les 1er mai, ici, à Locastel, dans ce haut lieu de l’histoire sociale des communes d’Hennebont et d’Inzinzac-Lochrist, nous étions à quelques jours du 2ème tour des élections présidentielles,  nous étions dans l’espoir !…et nous avions raison d’espérer puisque nos souhaits se sont concrétisés……Nous avons gagné l’élection présidentielle, et dans la foulée nous avons gagné les élections législatives.

Ici, sur cette circonscription, qui était devenue au fil des années un fief de la droite bouclé à double tour, nous avons ré-ouvert les portes, nous avons bousculé les valeurs conservatrices et vous m’avez permis de refaire basculer, comme je le promettais à l’époque, cette circonscription à gauche !

La gauche est revenue au pouvoir, alors qu’elle ne l’était plus depuis 10 ans. Et aujourd’hui encore, 1 an plus tard la droite ne l’admet toujours pas ! Vous avez tous pu voir à la télévision, lors du débat sur le mariage pour tous, ces visages agressifs et haineux, ces dérapages verbaux ou on va jusqu’à nous traiter « d’assassins d’enfants »…et tout cela de la part de parlementaires de la république !

Parce que la droite ne comprend pas…pour elle la gauche est, et sera, toujours illégitime au pouvoir ! ….et elle entend le faire savoir de toutes les manières possibles, en surfant sur les mécontentements, en les provoquant, en trichant ou en mentant même s’il le faut ! Elle n’a qu’un objectif : faire oublier ses errances passées, ses résultats sociaux et économiques catastrophiques pour la France au cours des 10 années où elle a été au pouvoir et pour cela accentuer la moindre de nos maladresses ! Et ça, je vous le dis,  aucun de nous ne doit l’accepter. Nous devons mieux expliquer notre politique et vous avez, vous aussi, un rôle à jouer dans ce domaine….Mais je vais y revenir.

Alors bien sûr le contexte aujourd’hui n’est plus tout à fait le même que l’an dernier. L’inquiétude est manifeste, la déception s’exprime souvent de plus en plus ouvertement. Il faut regarder les choses en face.

D’abord la crise s’est malheureusement révélée pire que ce que nous avions imaginé ! et puis la droite nous a laissé en héritage une situation de départ catastrophique : une dette, augmentée de moitié en 5 ans, de près de 1800 milliards d’euros (presque le PIB de la France), un déficit public de près de 6 % et un million de chômeurs supplémentaires…. Face à cette situation, nous ne sommes pas restés les bras croisés, je vous l’assure, mais, il faut être réaliste, compte tenu du contexte les résultats mettront sans doute plus de temps que prévu à se faire jour.

Nous n’avons pourtant pas renouvelé le slogan de 81 et annoncé que nous allions « changer la vie »… Mais l’espoir était tel après 10 années calamiteuses que beaucoup l’ont malgré tout compris comme ça !

Et puis c’est vrai que le syndrome du tournant de la rigueur de 83 (même si c’est loin pour beaucoup) a durablement marqué la gauche de gouvernement. La domination intellectuelle du libéralisme a profondément marqué notre conception du possible…..alors même que ce libéralisme a fait, tout au long de ces dernières années, la preuve de son échec.

Depuis 10 mois, nous avons beaucoup travaillé. Avant toute chose nous avons entrepris de résorber les déficits que nous a laissés la droite. Et soyons clairs, nous ne le faisons  pas seulement parce que l’Europe l’exigerait, mais tout simplement parce que nous ne pouvons rien construire de solide et de durable sur un trou ! Vous connaissez des architectes capables de construire sur un trou ?.. Il faut d’abord combler, consolider  …et bien c’est ça notre économie aujourd’hui : pour combler nous utilisons le premier budget de l’Etat 45,7 milliard d’€, soit 13 % de budget de la France ….et avec le reste il faut construire pour affirmer notre crédibilité.

C’est bien pour cela que  nous avons engagé des réformes structurelles qui vont, j’en suis convaincu,  changer notre destin. Nous avons fait un travail législatif énorme. La France ne sera plus la même, elle sera plus solide, prête à affronter les défis de l’avenir.

Il n’est pas possible de tout lister

·         la création de la BPI pour aider les entreprises et notamment les PME, mais aussi les emplois d’avenir, les contrats de génération ou la création de 4000 postes à Pôle Emploi

·         Le projet de loi sur la refondation de l’école (qui ne se limite pas à la réforme des rythmes scolaires

·         La loi sur l’encadrement des loyers

·         La loi bancaire et notamment la lutte contre les paradis fiscaux

·         Les actions pour la défense de l’agriculture ou sur les problématiques de santé…

Je ne veux pas faire ici un catalogue de notre travail législatif. Mais rares sont les majorités à s’être autant engagées au parlement pour le redressement du pays.

Cependant, une chose est sûre,  toutes nos actions ne sont pas toujours suffisamment expliquées : et je veux m’arrêter pour vous en donner un exemple, et  parce que je m’y suis beaucoup impliqué, à la profonde réforme du travail que nous avons engagé avec la loi sur la sécurisation de l’emploi. Loin de détricoter le code du travail comme nous en accuse certains…nous avons au contraire traduit plusieurs engagements forts du programme présidentiel.

C’est la raison pour laquelle je n’accepte pas que cette loi soit parfois qualifiée « d’accord MEDEF ». Les attentes du Medef, on les connait, c’est le texte qui avait été mis sur la table à l’ouverture des négociations le 4 octobre : c’était le mirage de la flexibilité s’appuyant sur le théorème absurde selon lequel les licenciements d’aujourd’hui feraient les emplois de demain, le CDI de projet, la lettre de licenciement non motivée, le juge prié de moins mettre son nez dans les contentieux, des mobilités et le recul des droits sociaux sous pression de la menace du licenciement…

Et bien rien de tout cela ne figure dans le texte que nous avons adopté. Pour la raison bien simple, c’est que depuis le 4 octobre, il y a eu la gomme des syndicats de salariés, le crayon du gouvernement et le stylo des parlementaires !

– Cette loi sur la sécurisation de l’emploi, et je vais insister un peu, c’est une  loi qui marque le retour de l’Etat dans la prévention des licenciements économiques et la lutte contre les contrats précaires. Aujourd’hui, les PSE sont à la main des employeurs. Demain, il faudra recueillir l’accord majoritaire des salariés, et donc celui des organisations non signataires dans la plupart des cas, ou celui de l’administration. …..et  c’est l’article 14 qui crée une obligation de recherche d’un repreneur en cas de fermeture d’un site rentable.

 – Cette loi, et c’est sa deuxième ligne force, elle réforme en profondeur la gouvernance des entreprises de notre pays. C’est l’entrée avec voix délibérative des salariés dans les conseils d’administration; c’est la codécision avec les syndicats pour des questions comme la formation ; ce sont des représentants du personnels consultés sur les stratégies des entreprises, et à qui se voient confier la responsabilité de contrôler l’usage du CICE avec droit d’alerte à la clé. L’objectif est simple : anticiper ; saisir à temps les opportunités ; gérer les difficultés avant qu’il ne soit trop tard, privilégier les emplois sur le sol national.

-Et c’est une loi, enfin, qui avance vraiment vers une sécurité sociale professionnelle : c’est la généralisation et la portabilité des complémentaires-santé, le compte personnel de formation, la portabilité aussi de l’indemnisation du chômage. Il nous fallait aller vers un modèle social où les droits acquis dans une entreprise puissent être conservés lorsque l’on en change : c’est ce que nous faisons !

 

Voilà la colonne vertébrale de cette loi. Ce n’est pas de la flexibilité. Ni de la flexi-sécurité. Mais de la sécuri-sécurité : on rend plus difficile les licenciements secs ; on favorise quand il faut traverser des périodes difficiles le maintien dans l’emploi ; on sécurise les parcours en accompagnant les mobilités internes comme externes, volontaires ou subies. En Allemagne, puisqu’il est de bon ton de toujours s’y comparer, quand on perd un salarié, on considère qu’on perd une compétence. En France, que l’on gagne de l’argent. C’est cela que nous changerons avec cette loi. Et c’est un ancien délégué syndical qui vous affirme tout ceci !

Et si les engagements sont tenus sur les objectifs, ils le sont aussi, et c’est aussi important, sur la méthode. Oui, chers camarades, car avec cette loi nous avons entamé « les travaux pratiques » avant l’heure de la nouvelle articulation entre la démocratie politique et la démocratie sociale voulue par le Président de la République. Cette nouvelle articulation se résume de manière simple : la négociation sociale précède et inspire les lois sociales.

 La démocratie sociale, c’est au fond un mouvement à trois temps. Le premier, c’est celui du gouvernement qui fixe les objectifs de la négociation. Le second est celui des partenaires sociaux. L’époque où ils étaient conspués, sous la précédente législature, est révolue. Les partenaires sociaux sont désormais respectés et écoutés.

Le troisième c’est celui du Parlement : et malgré ce que j’ai pu entendre parfois,  je vous l’affirme il n’a pas été, loin de là, un simple passage obligatoire !   Pendant quatre mois, en effet, nous avons auditionné les partenaires sociaux pour comprendre en profondeur, article par article, parfois mot par mot, comment ce texte avait été négocié, quels étaient les points de consensus et les points d’accrochage, aussi bien d’ailleurs pour les parties signataires que les non-signataires.

C’est en France une véritable révolution des relations sociales que nous avons initié là. Alors non ( !),  non seulement nous n’avons pas détricoté le code du travail, mais nous pouvons, d’ores et déjà, grâce à cette première étape réussie de la démocratie sociale, prendre date pour les rendez-vous suivants dans le combat pour la sécurisation de l’emploi : l’amélioration de la prévention des risques psychosociaux et de la qualité de vie au travail, ou la réforme de la formation professionnelle.

Voilà un message important que je voulais vous faire passer ce soir. Vous n’avez pas à rougir de cette loi et il faut le faire savoir ! La vérité n’est pas forcément dans les slogans ou dans les postures (comme je l’ai entendu ce matin) ! Et c’est à vous aussi de  relayer ce message sur le terrain pour ne pas laisser la parole uniquement à tous ceux qui ne souhaitent que notre échec, et ils ne sont malheureusement pas toujours là uniquement où on les attend ! Il ne faut donc pas hésiter à montrer à quoi tout le travail de ces premiers mois aura été utile.

Mais il ne sert à rien de se cacher non plus….nous devons parler aussi, entre nous d’abord, de ce que nous n’avons pas réussi à faire au cours de ces derniers mois à cause sans doute de la situation économique mais aussi peut-être parce que nous n’avons pas assez osé ! L’héritage calamiteux de 10 années de gouvernements de droite, ajouté à cette crise économique, et à ce syndrome que j’évoquais, nous a peut-être enfermés dans une conception trop défensive de notre action. Et je ne peux m’empêcher de repenser à cette phrase de M.Thatcher, se vantant de la victoire de ses idées : «  Mon meilleur résultat c’est Tony Blair ! »

Alors, je suis évidemment totalement solidaire de l’action gouvernementale. Mais je pense qu’il est temps maintenant de passer à une deuxième étape plus offensive du quinquennat…(et j’avais écrit ces mots avant qu’ils ne surgissent dans la bouche de plusieurs membres de la majorité)….et ce sera bien sûr aussi le rôle du Parlement.

Je fais partie de ceux qui pensent que, si nous avons engagé beaucoup d’actions positives et j’en ai évoqué quelques-unes sans être exhaustif, nous n’avons peut-être pas été suffisamment loin dans un certain nombre de domaines qui pourraient, non seulement marquer plus fortement notre ancrage à gauche, mais permettre aussi une rupture plus forte avec cette politique libérale honnie dont nos électeurs mais aussi une majorité de Français ne veulent plus.
Et je pense par exemple à la réforme fiscale !….Bien sûr nous avons réalisé un certain nombre d’avancées : la tranche à 45 %, par exemple, permettra de répartir l’effort de manière plus juste entre les Français. La taxation du capital au même niveau que celui du travail est aussi un marqueur de gauche…et de justice. Pour autant nous sommes nombreux à penser que nous avons encore besoin d’une  grande réforme fiscale. Celle que prônent de nombreux économistes, avec notamment la fusion de la CSG et de l’IR, qui permettra une vraie vision à long terme de la politique que nous entendons mener, de la société que nous souhaitons mettre en place pour notre pays.

Et je pense aussi au débat sur la transition énergétique sur lequel nous restons toujours …timides ! Et si je vous parle des conditions environnementales ce n’est pas juste pour verdir un peu un discours de circonstance. Ces enjeux sont incontournables. L’usage de l’environnement est fréquemment gratuit et privatisé, alors que le cout de sa dégradation est trop souvent assumé par la collectivité, voire reporté sur les générations futures. L’écologie ne doit être ni une punition, ni une soustraction, ni un fardeau supplémentaire, mais une chance de redonner à nos concitoyens l’espoir d’un changement créateur d’une vie meilleure, de nouveaux métiers et d’un horizon dégagé. Beaucoup reste à faire là aussi ….et le temps presse !

Alors le bilan doit se regarder avec à l’esprit les effets que nous attendons pour demain des actions que nous avons d’ores et déjà engagé mais  aussi de l’amélioration de cette articulation qui doit exister entre le gouvernement et le parlement pour mieux prendre en compte les attentes du pays dans cette deuxième phase du quinquennat que j’appelle de mes vœux.

Je  n’ai pas évoqué jusqu’ici l’Europe. Aujourd’hui, l’Europe est critiquée par les peuples, certains même la rejette, car elle porte la politique d’austérité menée par la Commission sous la direction de la Droite européenne, dont le leader s’appelle quoiqu’on en dise, Angela Merkel. Celle-ci s’attaque aux deux piliers que sont la solidarité budgétaire et la protection du travail. Si l’idée d’une confrontation ouverte avec l’Allemagne n’apparaît ni réaliste, ni souhaitable, nous devons peser de toutes nos forces pour réorienter la politique européenne en faveur de la croissance, tout en refusant l’austérité dont on a vu qu’elle ne pouvait être la solution. Si les réformes de structures et la maîtrise des dépenses publiques sont indispensables, elles ne peuvent être suffisantes. De plus en plus de voix se font entendre et même parmi celles qui défendaient jusqu’ici une politique libérale pour aller vers une réorientation de la politique budgétaire, de la régulation financière et de la politique sociale. A moins d’1 an des prochaines élections européennes, nous devons profiter de cette nouvelle donne pour convaincre nos partenaires que l’avenir de l’Europe ne peut se construire dans la souffrance des peuples.

Et puis, pour revenir aux affaires françaises 1 mot forcément sur la moralisation  de la vie publique…je ne m’étendrai pas sur l’affaire Cahuzac, qui est pour moi la faute d’un homme. Mais je veux malgré tout plus généralement  vous dire ceci : j’ai toujours milité pour la proximité et la transparence….et je n’imaginais pas devoir un jour l’affirmer….. aussi pour l’honnêteté ! Pour autant faut-il tout étaler sur la place publique au risque de tomber dans une forme de voyeurisme ? Sur les patrimoines de chacun, qui sont souvent les patrimoines des familles est ce que cela apporte vraiment quelque chose ? Un contrôle effectif et sérieux par une autorité indépendante à l’entrée et à la sortie des mandats ne seraient-ils pas plus efficace pour lutter contre des enrichissements anormaux ?

Mais comme nous sommes entre amis et dans la discrétion la plus absolue, et je sais que vous ne le répéterez pas ……..en toute transparence mon patrimoine est constitué par une maison à IL, deux voitures (une pour ma femme et une 508 pour moi que j’utilise à 80 % pour mon mandat) et de quelques économies constituées essentiellement d’épargne salariale acquise dans mon ancienne entreprise + 1 livret bleu…. Et puis j’ai aussi 2 chevaux agés, 1 âne, 1 chien  et une tribu de chats qui non seulement ne me rapporte rien mais qui me coutent extrêmement cher….mais ça c’est une autre histoire… Voilà, vous savez tout, mes amis…… mais  j’attendrai pour le publier que ça soit obligatoire !

Plus sérieusement encore un mot pour évoquer le cumul des mandats. Nous allons voter, je n’imagine pas le contraire, la loi avant l’été. Vous connaissez mon opinion sur le sujet… Je n’en ai pas changé…et je n’en changerai pas. Je suis intimement persuadé, et encore plus maintenant que je suis député, et que je vois la charge de travail que cela nécessite quand on veut aller au bout des choses, qu’il n’est pas possible de mener de front plusieurs mandats sans devoir privilégier l’un d’entre eux et donc sans devoir négliger les autres voire de tout faire à moitié ! Ce n’est pas ce qu’attendent de nous nos concitoyens….et je ne parle pas du nécessaire renouvellement du personnel politique ! Je regrette fortement (et je me réserve d’ailleurs la possibilité  lors de l’examen du projet de loi de déposer d’éventuels amendements !) que l’application apparaisse peu probable pour 2014….Personne n’empêchera les Français de voir là, et sans doute à juste titre, un lobbying effréné d’élus qui ne voudraient lâcher ni les postes, ni les indemnités qui vont avec !  

Pour ma part je vous le dit, je n’ai jamais autant travaillé. En participant à tous les sujets que je viens d’évoquer, et puis aussi en m’engageant plus spécifiquement sur le thème qui est devenu le fil rouge de mon mandat : la RSE. Je regrette de n’avoir malheureusement pas le temps nécessaire pour développer ce thème ce soir, mais je veux malgré tout vous en dire quelques mots rapides, parce qu’il a pris une importance considérable dans mon activité. La RSE (en résumant fortement)  c’est la contribution des entreprises aux enjeux du développement durable. La démarche consiste pour les entreprises à prendre en compte les impacts sociaux et environnementaux de leur activité pour adopter les meilleures pratiques possibles et contribuer ainsi à l’amélioration de la société et à la protection de l’environnement. La RSE permet d’associer logique économique, responsabilité sociale et écoresponsabilité.

C’est trois grands sujets : améliorer la qualité de vie dans l’entreprise et donc le dialogue social, réduire l’empreinte écologique de l’entreprise et développer un mode de gouvernance et des pratiques transparentes et éthiques… Tout un programme donc…mais surtout « dans » tous les programmes. La RSE est un cadre qui permet de travailler sur énormément de sujets.

J’ai demandé la création d’un GE à l’AN dont j’ai obtenu la présidence et j’espère participer dans les semaines à venir à la création de ce qu’on appelle la plateforme de Matignon, qui va, sous l’égide du PM, avoir pour objectif de développer la RSE en France, en lien avec l’Europe (puisqu’un projet de  directive européenne vient d’être adopté le 16 avril dernier)
Je m’arrête là pour aujourd’hui sur le sujet mais j’organiserai,  avec la FD d’ailleurs peut-être,  une réunion spécifique pour ceux qui seraient intéressés. Je suis persuadé que ce thème va devenir de plus en plus important dans les années à venir. J’interviens d’ailleurs de plus en plus fréquemment, à Paris comme en province, à la demande d’organisateurs divers, chercheurs, organisations patronales, syndicales, organisations spécialisées sur la RSE…le champ est très vaste !

Voilà, je vous avais promis de ne pas déborder de mon temps de parole…C’est un peu raté ! mais j’avais tellement de choses à vous dire ! Et je me suis pourtant limité… Je n’ai pas pris le temps de vous parler du mariage pour tous qui a d’abord été un grand moment de débat, mais aussi malheureusement de dérapages comme je l’évoquais au début de mon propos, et au final un grand moment d’émotion qui a vraiment soudé les parlementaires de gauche (et même quelques-uns aussi de droite)…

Mes amis, il me faut conclure. Alors j’ai envie de vous dire : oui, nous sommes dans un moment compliqué, personne ne peut le nier. Mais je reste, moi,  plein d’espoir. Je sais que vous attendez des résultats et c’est normal. C’est dans les moments difficiles que nous devons être encore plus exigeants. Sachez que je le serai pour vous à l’AN. Je sais que vous le serez, vous aussi, envers nous et vous aurez raison ! C’est dans les moments difficiles que nous devons encore plus travailler. Mais c’est dans les moments difficiles que nous devons, aussi, être encore plus soudés.

 

 

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