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Nov 09

Un budget ambitieux, audacieux et innovant, au service de l’emploi et de l’amélioration des conditions de travail

J’intervenais hier en séance publique, pour défendre le budget Travail Emploi devant mes collègues députés et  Michel Sapin, Ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et du Dialogue Social.

Retrouvez ci-dessous mon discours en vidéo.

 

Verbatim (seul le prononcé fait foi)

J’ai la chance aujourd’hui de m’exprimer devant vous sur des sujets qui me tiennent particulièrement à cœur, ceux du travail, de l’emploi et du dialogue social. Je n’oublie pas qu’il y a encore six mois j’étais encore cadre en entreprise, et délégué syndical.

La crise économique que nous traversons aujourd’hui est  d’une violence sans précédent depuis les années 30. Elle est le douloureux point culminant d’une dépression économique chronique, dans laquelle nous sommes plongés depuis la fin des Trente Glorieuses.

Nous devons en sortir.

Je voudrais commencer par insister sur une chose : oui, nous pouvons lutter contre le chômage. Oui, nous pouvons améliorer la condition de l’emploi en France. Oui, des solutions existent. Oui, l’Etat a un rôle à jouer, un rôle à mon avis essentiel. Et oui nous sommes mobilisés, avec mes collègues de la majorité, pour l’emploi, et ce budget en est la preuve s’il en était besoin.

La gauche moderne, celle que nous voulons incarner dans cette Assemblée, c’est une gauche volontariste et responsable, qui fait de l’emploi une cause nationale, et qui relève ses manches ! Comme elle l’a déjà montré dans le passé, et je pense en particulier à la période du gouvernement Jospin, oui, on peut lutter contre le chômage lorsque l’on s’y attèle ardemment avec volonté et imagination.

On peut lutter contre le chômage lorsqu’on s’intéresse aux travailleurs, lorsque l’on s’éloigne des mesures idéologiques, telles que les cadeaux fiscaux anti-économiques auxquels la droite nous a habitué, lorsqu’on refuse que l’Etat se désengage, et lorsque l’on innove dans les solutions que l’on propose.

Mais nous sommes réunis dans cet hémicycle pour parler du budget, je ne l’oublie pas. Or, à cet égard, le budget pour 2013 traduit bien les priorités du gouvernement en matière d’emploi.

Ainsi, dans un contexte marqué par le redressement des comptes publics du pays, qui est une nécessité étant donné l’état calamiteux des finances publiques que nous laisse la droite, le budget pour 2013 du Ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue Social augmentera malgré le contexte de 4% par rapport à 2012.

 

Et notamment, 2 milliards d’euros vont permettre de financer 100 000 emplois d’avenir, et de maintenir un niveau élevé de contrats aidés. Les subventions à Pôle Emploi seront par ailleurs augmentées de 8%, afin de financer 2000 nouveaux postes de conseillers à Pôle Emploi en CDI. Nous maintenons aussi les crédits pour l’insertion par l’activité économique pour près de 200 millions d’euros.

Ainsi, nous nous dotons des moyens à la hauteur de notre ambition, en consolidant l’existant d’une part – c’est indispensable -, tout en innovant – c’est nécessaire – grâce notamment aux emplois d’avenir ou au pacte sur la croissance, la compétitivité et l’emploi.

Un mot, juste un mot, sur ces emplois d’avenir, sur lesquels nous avons déjà beaucoup débattu dans cette Assemblée. Je ne referai pas le débat, mais quand même : « avenir », quel mot important, et qui mieux que la jeunesse de notre pays représente l’« avenir » ?

Mais cette jeunesse, elle souffre de la peur du déclassement, et d’un marché de l’emploi qui lui ferme trop souvent ses portes.

Et pour ceux de nos jeunes qui sont le plus en difficultés, ces 120 000 jeunes sortant chaque année du système scolaire sans diplôme, pour lesquels le taux de chômage dépasse 40%, les emplois d’avenir sont une vraie chance.

C’est François Hollande qui l’a dit aujourd’hui, en signant les premiers emplois d’avenir : “Quand les jeunes ont un espoir, c’est toute la société qui avance”.

Alors non, bien sûr, il n’y a pas que les jeunes, il y a aussi les seniors, et nous aurons bientôt à débattre des contrats de génération, mais aussi les salariés reclassés, pour lesquels le contrat de sécurisation professionnelle est pérennisé pour un coût prévisionnel de 70 millions d’euros, et les personnes handicapées qui bénéficieront de 1000 créations de postes dans les entreprises adaptées. Voilà quelques exemples concrets de ce que nous allons faire.

 

Pour terminer, laissez-moi évoquer sujet qui me tient particulièrement à cœur, moi l’ancien syndicaliste, celui du dialogue social.

François Hollande a pris des engagements forts sur cette question et il les applique. C’est bien pour cela par exemple que tout texte de loi concernant les partenaires sociaux est aujourd’hui précédé d’une concertation avec eux.

Dans ce contexte, la formation économique, sociale et syndicale des salariés appelés à exercer des fonctions syndicales se voit doter de 24M€ pour 2013, est encore un exemple de cette volonté de changer les rapports sociaux en France.

 

C’est donc un budget ambitieux, un budget audacieux, un budget innovant, au service de l’emploi et de l’amélioration des conditions de travail. Il traduit, sans doute possible, que le gouvernement a mis l’emploi au cœur de ses priorités, et c’est ce dont nous avions impérieusement besoin étant donné l’ampleur de la crise.

Je n’en doute pas, nous réussirons, monsieur le Ministre, à améliorer l’accès au marché du travail de nos concitoyens qui en sont le plus éloignés, et ensemble, nous réussirons à favoriser l’accès au marché du travail de nos concitoyens qui en sont les plus éloignés, et nous réussirons à inverser la courbe du chômage.

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