Juin 29

J’ai co-signé une proposition de loi pour éviter la souffrance animale dans les abattoirs

photo : Le Monde

Source : Le Monde

L’association L214, pour la quatrième fois en moins de huit mois, vient de dévoiler de nouvelles preuves de maltraitance animale dans les abattoirs de Pézenas et de Puget-Théniers.

Après que les scandales des abattoirs d’Alès, du Vigan et de Mauléon-Licharre aient fait remonter à la surface des conditions indignes d’abattage en totale contradiction avec le respect du bien-être animal, une commission d’enquête parlementaire sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français et le Groupe d’études sur la protection des animaux de l’Assemblée ont travaillé conjointement et de manière transpartisane à l’élaboration d’une proposition de loi visant à éviter toute souffrance aux animaux lors de leur abattage.

Les experts scientifiques et les vétérinaires militent en faveur du recours systématique à l’étourdissement des animaux de rente. De même, les agriculteurs-éleveurs, qui accompagnent leurs animaux depuis la naissance, ne peuvent plus supporter des dérives similaires à celles constatées dans les abattoirs précédemment cités. Plus généralement, c’est la population toute entière qui est choquée par cette souffrance inutile et insupportable.

Enfin, les consommateurs sont de plus en plus attentifs à la provenance du contenu de leurs assiettes et nos concitoyens consommant de la viande certifiée souhaitent que leurs préceptes religieux soient respectés et par conséquent que l’animal ne souffre pas.

Il est également plus qu’urgent de mettre un terme au détournement des règles en vigueur concernant l’abattage rituel (sans étourdissement). En effet, il apparaît que de nombreuses structures abattent bien plus d’animaux que les besoins du marché de la viande consacrée afin de la mettre en circulation dans la filière conventionnelle dans le seul but de réaliser plus de profits.

Parce qu’elle interdit l’abattage sans étourdissement préalable, qu’il soit rituel ou non, et vise à maintenir la perte de conscience jusqu’à la mort de l’animal, parce qu’elle renforce les contrôles dans les abattoirs et la formation des personnels opérants, j’ai décidé de co-signer cette proposition de loi.

Les conclusions de la commission et la proposition de loi seront déposées en septembre 2016 dans le but d’obtenir une inscription à l’ordre du jour et une adoption avant la fin de la mandature.

Juin 24

BREXIT : Encore un peuple qui dit non !

brexit1Les Britanniques se sont donc décidés pour la sortie de l’Union Européenne. C’est un coup de tonnerre dans le ciel européen, d’autant plus imposant que près de trois quart des électeurs se sont déplacés à l’occasion de ce référendum.

Ce résultat signe la fin d’une histoire mouvementée entre la Grande-Bretagne et l’Union Européenne, et annonce une période de troubles au sein des institutions bruxelloises. Car même si le résultat s’explique en partie par des raisons nationales et propres à la Grande-Bretagne, ce vote porte manifestement la marque de l’échec de l’Europe à convaincre les peuples du bien-fondé de son action.

Ce vote est révélateur de fractures et de clivages, anciens ou récents, qui se font jour à l’occasion de ce débat européen. Tout d’abord, des fractures géographiques internes à la Grande-Bretagne : l’Ecosse et l’Irlande du Nord ont confirmé leur attachement indéfectible à l’Union européenne en votant massivement pour le maintien dans l’UE, tandis que l’Angleterre et le Pays de Galles (mise à part Londres et une partie des grandes villes connectées à la globalisation économique) s’exprimaient majoritairement pour le « Leave ». Ensuite, une fracture générationnelle est aussi apparue, puisque la jeunesse britannique semble s’être prononcée pour rester au sein de l’Union Européenne, même si ce constat est à mettre en relief selon les classes sociales.

Plus important peut-être, ce vote met en lumière une fracture qui dépasse les frontières des îles britanniques et qui se vérifie dans nombreux autres pays européens : le clivage peuple / élite. Depuis 2005, en France, aux Pays-Bas, en Grèce, chaque fois que le peuple a été appelé aux urnes pour se prononcer sur le sujet, son vote s’est révélé négatif, au grand dam d’une majorité des partis traditionnels, de la classe politique et des médias dominants. Cette vérité doit tous nous faire réfléchir sur notre avenir commun en tant que continent, car il y a fort à parier qu’un vote comparable à celui qui s’est déroulé hier en Grande-Bretagne déboucherait dans la plupart des grands pays de l’Union, à commencer par la France, sur un résultat similaire.

Les racines de cet échec cuisant pour l’Union européenne trouvent leurs sources dans son fonctionnement actuel et dans l’idéologie néo-libérale qui s’est, au fil du temps, infiltrée dans l’âme du projet européen pour la pervertir. Le résultat est un immense gâchis, et une Europe qui semble au final ne servir que les intérêts financiers des banques, des grandes entreprises et des lobbys, en imposant en parallèle des remèdes d’austérité aux nations qui la composent. Qui pourrait aujourd’hui défendre l’idée que l’Union européenne apporte le progrès et la justice partout, quand elle suggère fortement aux nations d’adopter des lois « El-Khomri », et qu’elle désorganise nos services publics, avec l’assentiment des gouvernements libéraux, au nom du dogme de  « la concurrence libre et non faussée » ?

J’entends depuis ce matin des éditorialistes inamovibles qui passent de plateau de télévision en studio de radio pour expliquer que les britanniques n’ont, en réalité, pas voté en fonction de la question posée. Certains vont même jusqu’à affirmer que les électeurs qui se sont prononcés pour la sortie de l’UE sont en majorité des ignorants, qu’ils ont « mal » votés, au contraire des Ecossais et des Londoniens qui connaissent bien mieux les sujets européens. Au-delà du caractère scandaleux et du mépris de classe qui transpirent de ces propos, je voulais simplement rappeler une chose : c’est en ne respectant pas la souveraineté populaire, que l’Europe et ses dirigeants se sont condamnés et ont planté les graines d’un nouveau danger nationaliste. Il est urgent de refonder notre idéal commun, entre nations du Vieux Continent, et que l’Europe fasse la preuve, loin des impératifs de compression budgétaire et de flexibilisation du marché du travail, qu’elle peut redevenir une promesse de liberté, de paix et de prospérité.

Juin 23

Le CETA : vers une ratification du traité de libre-échange avec le Canada, cousin du TAFTA, sans consultation du Parlement français ?

CETALe CETA ou en français Accord Économique et Commercial Global (AÉCG) est un traité commercial de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada en négociation depuis 2008.

Cet accord comprend, entre autres, la mise en place d’une cour composée de juges privés chargée de régler les différends entre investisseurs privés et collectivités publiques[1], une ouverture à la concurrence de l’ensemble des services publics, la suppression des mesures privilégiant l’économie locale, la libéralisation des marchés publics, la suppression d’un nombre vertigineux d’appellations géographiques permettant de valoriser nos terroirs, ou encore la remise en question du principe de précaution qui sera alors considéré comme un « obstacle commercial » (Aujourd’hui dans l’UE une entreprise doit prouver que son produit n’est pas nocif pour être commercialisé, alors qu’en Amérique du Nord le produit reste commercialisé tant que sa nocivité n’a pas été prouvée).

L’Union européenne étant dotée depuis le Traité de Lisbonne de la personnalité juridique, la Commission peut au nom des Etats membres, négocier et conclure des accords internationaux avec des Etats tiers. Si le contenu de l’accord relève de la « compétence exclusive » de l’Union européenne, elle soumet ensuite le projet d’accord à la ratification à l’unanimité du Conseil européen (composé des chefs de de l’UE) et au Parlement européen. En cas de  « compétence partagée », c’est-à-dire si le contenu de l’accord touche les compétences de l’UE et les compétences des Etats membres, alors les 28 parlements nationaux doivent avoir leur mot à dire et ratifier le traité.

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Juin 22

Communiqué de presse – Droit de manifester, la volte-face du gouvernement

logo anAlors que François Hollande proclamait pendant la campagne de 2012 que « le seul droit que nous avons, c’est le droit de manifester autant que nécessaire », le gouvernement a annoncé ce matin vouloir interdire la manifestation contre la loi Travail du jeudi 23 juin. Sans le recul du ministre de l’intérieur dans les heures qui ont suivi, nous aurions connu la première interdiction de manifester en temps de paix sous la Vème République.

On peut se féliciter du recul, mais il n’en demeure pas moins que l’exécutif poursuit sa dérive autoritaire en refusant tour à tour le débat parlementaire, les négociations avec les syndicats et, aujourd’hui, en faisant pression sur l’unique moyen d’expression citoyenne : le droit de manifester.

La liberté de manifester est un droit fondamental, garanti par notre Constitution, comme l’a rappelé le Conseil constitutionnel le 18 janvier 1995. Cette liberté est affirmée par le droit européen, qui impose aux Etats de protéger ce droit.

Depuis la mise en place de l’état d’urgence et les interdictions de manifester pendant la COP 21, le gouvernement multiplie ses attaques contre ce droit fondamental.

L’autorisation qu’il vient de concéder sous la pression du mouvement social ne change rien au fond : Manuel Valls et le ministre de l’intérieur restent da la stratégie de l’épreuve de force et bafouent leurs engagements sur « le dialogue social ». Ce choix de la confrontation et de la brutalité ne fait que miner un peu plus une démocratie déjà bien malade. En condamnant les opposants à la loi travail à manifester sur un périmètre très réduit, le gouvernement prend le risque de nouvelles violences et fragilise l’action syndicale.  On attendait mieux d’un gouvernement de gauche au moment où l’on célèbre le 80ème anniversaire du Front Populaire.

Face à une telle dérive autoritaire, nous appelons à manifester massivement ce 23 juin place de la Bastille.

 

Philippe Noguès, Noel Mamère, Sergio Coronado, Isabelle Attard, Eva Sas, Danielle Auroi, Jean-Louis Roumégas, Michèle Bonneton, Laurence Abeille, Brigitte Alain

Juin 18

Le Télégramme – “Voix de gauche”. Rassembler en dehors du PS

VDG Conférence de presse 17 juinLe mouvement « Voix de gauche » est en marche. Il veut favoriser en Bretagne des candidatures communes à gauche, en dehors du Parti socialiste, lors des prochaines élections législatives.

Gérard Perron (Front de Gauche), Philippe Noguès, Marie-reine Tillon (ex-élue socialiste des Côtes d’Armor, René Louail (EELV), Jean-Baptiste Coutelis Nouvelle Donne Ille-et-Vilaine.

Le mouvement « Voix de gauche », initié par le député Hennebontais Philippe Noguès en rupture de ban du PS, veut faire entendre sa différence à l’approche des prochaines échéances électorales.

« Il est temps de répondre aux urgences démocratique, sociale et écologique. Et cela passe par une refondation de la gauche », martèle le député dissident. Le propos est ambitieux pour un parlementaire isolé sur les bancs de la gauche et sans réelle audience nationale.

« Secouer le cocotier »

« Le peuple de gauche est de plus en plus déboussolé par un gouvernement qui, depuis plus de quatre ans, applique des réformes en contradiction avec le programme sur lequel il a été élu », déclare Philippe Noguès, tout en se défendant d’apporter de la division à un camp déjà très morcelé.

L’heure n’est plus à l’inventaire des différences mais à la recherche de points communs à gauche, « celle qui refuse le néolibéralisme ». En clair, hors du Parti socialiste. Le nouveau mouvement citoyen veut construire de nouvelles bases à l’échelle de la région.

 « Notre association n’a pas vocation à se transformer en un énième parti politique mais à devenir un espace de dialogue », plaide le socialiste dissident. René Louail, tête de liste d’Europe Écologie Les Verts lors des dernières régionales, a répondu à l’appel. « On va secouer le cocotier ! On ne peut plus attendre. Nous sommes plus aptes que le PS à rassembler la gauche».

« Faire face à la vague bleue »

Gérard Perron, ancien maire communiste d’Hennebont et ancien conseiller départemental Front de gauche, renchérit : « Il s’agit de rassembler autour d’un front populaire et de redonner espoir ».

Au-delà du discours d’intention, « Voix de gauche » veut désormais peser dans le débat. Pour cela, le mouvement souhaite travailler à l’émergence de candidatures communes à gauche dans la plupart des circonscriptions bretonnes lors des prochaines élections législatives. Philippe Noguès est, d’ores et déjà, candidat à Hennebont.

Si certains élus et militants se retrouvent à partager les mêmes critiques et les mêmes attentes, ils doivent convaincre leurs partis à parler d’une même voix pour éviter la cacophonie. « On ne peut pas se résigner à se présenter les uns contre les autres pour faire face à la vague bleue », plaide René Louail.

Juin 14

Pourquoi j’ai voté la Loi Sapin 2 malgré ses insuffisances

PL numériqueLa Loi « Sapin 2 » est un texte qui permet à la France de rattraper un peu son retard en matière de lutte contre la corruption mais qui passe malheureusement à côté de l’occasion de faire de notre pays un exemple de la lutte contre l’évasion fiscale et de l’encadrement des salaires des dirigeants de grandes entreprises.

Dans le climat tendu des dernières semaines et avant le retour à l’Assemblée nationale de la Loi El-Khomri, l’Assemblée nationale a examiné aujourd’hui le projet de Loi Sapin 2, que j’ai décidé de voter. Malgré un certain nombre de manquements regrettables, qui privent notamment la France d’un arsenal législatif offensif en termes de lutte contre l’évasion fiscale, ce projet de loi comprend néanmoins un certain nombre de dispositions qui vont dans le bon sens.

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Mai 30

Mon débat avec Bernard Poignant dans l’émission “La Voix est Libre” de France 3 Bretagne

Samedi 28 mai dernier, j’ai participé à un débat avec Bernard Poignant, conseiller du Président de la République à l’Elysée, dans l’émission de France 3 Bretagne “La Voix est Libre”. Retrouvez la vidéo de ce débat ci-dessous.

 

Site internet de l’émission :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/emissions/la-voix-est-libre-bretagne

Mai 27

Loi travail: adresse au président de la République !

Visuel mire commission - Le peristyle, la colonnade et le fronton du Palais Bourbon avec drapeaux - photo retouchée

 Aux côtés de député(e)s de toute la gauche et écologistes (liste en bas de page), j’ai signé ce jour cette adresse au Président de la République.

 Paris, le 27 mai 2016

Monsieur le Président de la République,

La France traverse une période de tensions sociales sans précédent alors que la gauche exerce le pouvoir. Nul ne peut se satisfaire d’une telle situation de conflits, d’exaspérations et de souffrances. Cette nouvelle crise était pourtant prévisible.

Nous n’avons pas cessé d’alerter. Comment s’étonner de cette colère toujours plus vive, des mobilisations qui se multiplient, quand un gouvernement issu de la Gauche et des écologistes, après les débats sur la déchéance de nationalité qui avaient déjà profondément meurtri la France, propose une réforme du Code du travail fondée sur l’inversion de la hiérarchie des normes, et assume de faciliter les licenciements ?

Comment s’étonner, dans un moment de grave défaillance démocratique, mais aussi de vibrantes aspirations citoyennes, que l’utilisation de l’article 49-3 de la Constitution, dès le début des débats parlementaires, sur un sujet aussi essentiel pour la vie quotidienne que le Code du travail, soit vécue comme un déni de démocratie ? En savoir plus »

Mai 25

Ma tribune dans Marianne : “La loi El-Khomri, symptôme de la doxa de Bruxelles ?”

Marianne, le 25/05/2016

Philippe Noguès, député du Morbihan et premier frondeur a avoir quitté le Parti socialiste, s’interroge sur les origines de la loi Travail. Par le biais des GOPE (documents sur les Grandes Orientations de Politique Economique), la Commission européenne incite ses pays membres à s’aligner sur sa doxa. Selon le parlementaire breton, la loi El Khomri n’en est qu’un nouvel exemple. Ce qui pose deux questions : l’Europe est-elle condamnée à être le cheval de Troie de l’ultra-libéralisme et que reste-t-il de la souveraineté populaire ?

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La loi Travail occupe la première place de l’actualité nationale depuis maintenant plusieurs semaines. L’obstination du gouvernement à faire adopter, par tous les moyens possibles, la réforme du code du Travail, rencontre de plus en plus de résistance dans la société. La mobilisation se durcit, malgré des débordements violents regrettables et condamnables, et les Français continuent de dire leur opposition à la Loi El-Khomri dans les différentes enquêtes d’opinion diligentées au fil des semaines. Il faut dire que la méthode employée par le gouvernement de Manuel Valls, notamment à l’Assemblée Nationale avec l’utilisation du 49-3 avant même la discussion sur le texte, a été largement perçu comme un coup de force, certes constitutionnel, mais hérité de coutumes politiques d’un autre temps.

En conséquence, des députés de gauche ont tenté en vain de déposer une motion de censure, et certains dont je faisais partie ont décidé malgré tout de censurer le gouvernement en votant le seul texte disponible. L’Histoire retiendra que les deux projets de loi les plus constestés du quinquennat de François Hollande auront été adoptés sans l’aval du Parlement, puisqu’en 2015, le gouvernement dégainait ce même article 49-3 pour faire adopter la loi Macron. Emmanuel Macron, qui déclare d’ailleurs aujourd’hui sans ciller que la modération salariale est la clef du redressement de l’industrie française ! Mais justement, d’où viennent ces lois, ces mesures dont le contenu idéologique semblait étranger à la gauche française, il n’y a pas si longtemps ?

Le rôle des « GOPE » et des recommandations de la Commission européenne

Qui, en France, connait les GOPE (Grandes Orientations de Politique Economique), ces documents pourtant extrêmement éclairants, surtout lorsque que l’on peut les examiner avec un regard rétrospectif, pour juger de leur influence sur la conduite des politiques économiques dans les différents pays membres de l’Union Européenne ? Rédigés dans un parfait langage technocratique, ils explicitent, depuis maintenant des dizaines d’années et avec une remarquable constance, les tenants et les aboutissants de l’idéologie néo-libérale de « Bruxelles ». La lecture de ces productions bruxelloises est ponctuée de nombreuses « pépites » ultra-libérales, disséminées généreusement dans le texte et assénées avec un style péremptoire qui ne laisse pas de place au doute.

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Mai 21

50ème anniversaire de la fermeture des Forges d’Hennebont

Laminoirs

Discours 50 ans Forges

Discours de Philippe Noguès, Député du Morbihan, à l’occasion du 50ème anniversaire de la fermeture des Forges d’Hennebont

(Inzinzac-Lochrist, le vendredi 20 mai 2016)

Seul le prononcé fait foi.

 Mesdames, Messieurs,

Chaque commune a une histoire. Mais pour certaines, plus particulières mais peu nombreuses, cette histoire se confond parfois avec l’Histoire tout court. Celle du pays, l’histoire de France. Et c’est le cas ici ! 

Ici à Inzinzac-Lochrist, avec d’abord il y a très longtemps, la révolution industrielle et la création des Forges en 1860. Forges d’Hennebont mal nommées puisqu’elles sont situées à Lochrist mais ce n’est pas le plus important.

Et d’ailleurs si elles ont été créées ici, ce n’est pas pour rien ! Parce qu’il y avait le Blavet, parce qu’il y avait des forêts tout autour, parce qu’il y avait des barrages sur le Blavet qui permettaient d’obtenir de l’énergie hydraulique peu couteuse. Et puis il y avait cet essor des conserveries de poisson qui augmentaient la consommation de fer blanc.

Et puis il faut le dire aussi, une main d’œuvre rurale disponible et travailleuse ! Et donc naturellement de cette histoire industrielle, nait une histoire sociale. Une histoire sociale qui reste profondément ancrée dans notre mémoire collective. 

Parce qu’il faut se rappeler que c’est en 1896  (les Forge créées en 1860), en 1896, c’est les premières propositions de lois sur la codification des lois ouvrières qui déboucheront plus tard sur le code du travail en 1910 .

1896, premières propositions de lois. 1900, création à Lochrist, dans l’usine, d’un syndicat, d’une caisse de secours et puis derrière, les premiers conflits sociaux. Avec en 1903 une grande victoire ouvrière, après une grève de 40 jours (et il faut se rendre compte de ce que ça veut dire à cette époque), suite à la suppression de la prime pour le nettoyage dominicale des fours.

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